Une épave en Baie de Fort-de-France : L'histoire du SIKORSKY S43 B



Article original : à consulter sur le Facebook de Planète Bleue Plongée

L'accident :

Le 3 août 1945, le Sikorsky S43B partait de Port of Spain la capitale de Trinitad-et-Tobago. Arrivé à Fort de France, les conditions météos sont très mauvaises, visibilité réduite, vents, et une houle s’est levée.
L’amérissage est tenté par le pilote, qui ne se rendra compte du danger que trop tard. C'est l'accident.
L’avion percute l’eau, se retourne, se remplit d’eau et sombre rapidement.
Seules 10 personnes seront sauvées sur les 14 présentes.

Caractéristiques :

Longueur : 16 mètres
Envergure : 25.90 m
Passagers : 15 personnes + membres équipage (équipage composé du pilote, copilote et une combinaison d'opérateurs radio/steward).
Vitesse : 250 km/h

Il a été cherché pendant plusieurs années, Mr Michel Météry (ancien de l'équipe Cousteau) avait donné des éléments... et puis, les recherches furent lancées et c'est Mr Pivette Michel qui à découvert l'épave...

La légende dit qu'au cours de cette première plongée, des boutons de manchettes en or furent trouvés par Michel ....

A ce jour très peu de centres de plongées plongent dessus, il faut les points GPS et la sécurité doit être assurée en surface...

Histoire d'une dérive...
Le S43b était un mono dérive comme le montre cette photo.
Mais dans la baie de Fort de France, c'est bien un S43 b... avec double dérive...
alors ?

- La modification a été apportée sur une petite série, pour assurer une
meilleure flottabilité de l'appareil. Il existe vraiment peu de photos
de l'appareil bi-dérives.

le S-43 était un appareil amphibie qui à l'époque de son premier vol, survenu en 1935, était la plus grande machine de ce type qui ait été jamais construite. Conçu par l'ingénieur Michael Glouhareff, qui s'était inspiré des lignes élégantes du S-42, le S-43 Mini Clipper était doté de moteurs en étoile Pratt & Whitney Hornet. Cette version ainsi que le S-43W à moteurs Wright Cyclone, possédait un empennage vertical unique, alors que les S-43B et S-43BW (w pour les moteurs Wright.. je suppose...) disposaient d'une double dérive. La compagnie Pan American fût le principal utilisateur des S-43 et S-43B, sur ses lignes sud-américaines, mais d'autres compagnies achetèrent également des appareils de ce type, notamment Air France et Inter-Island Airways. L'US Navy fit l'acquisition de 11 S-43, qu'elle désigna JRS-1, en vue de les employer pour des missions de transport utilitaire. L'US Army quant à elle en réceptionna 4, qui furent utilisés sous l'appellation d'OA-8 et d'OA-11.."


Crash AF 447 - Les A330 d'AIR CARAIBES avaient eu des problèmes en 2008



Lors de l'enquête journalistique autour des causes éventuelles du crash de l'AF447 au dessus de l'Atlantique, nous apprenons avec surprise que les AIRBUS A-330-200 de la compagnie aérienne AIR CARAIBES ont eu des soucis qui ressemblent beaucoup aux problèmes supposés du vol fatal.
Dans un "rapport compagnie" de décembre 2008 publié par le site MEDIAPART (voir ce rapport complet ici en pdf) le responsable de la sécurité des vols, Hugues HOUANG, rapporte les aventures de deux vols vers les Antilles.
En cours de croisière, les Airbus A330 ont rencontré des conditions givrantes sévères et les équipages se sont littéralement retrouvés sans référence de vitesse fiable et avec des instruments devenus comme fous.
En effet les fameuses sondes "PITOT" qui équipaient les avions à l'époque n'arrivaient plus à fonctionner correctement, bloquées dans la glace.
Dans ce rapport très détaillé du vol de Paris Orly à Fort-de-France, l'OSV Huang décrit alors les efforts des pilotes pour NE PAS tenir compte des nombreuses alarmes qui se déclenchaient dans le cockpit. En résumé les calculateurs de l'Airbus avaient perdu pied et lançaient des alarmes inutiles qui désorientaient l'équipage.
En quelques minutes le vol AIR CARAIBES s'est retrouvé de vol normal à vol en condition dégradées : les calculateurs étant paramétrés pour se déconnecter au fur et à mesure. Très vite l'équipage s'est retrouvé surchargé, il devait piloter sans l'aide des automatismes, sans tenir compte des informations potentiellement fausses !
Ce qui est surprenant dans ce rapport c'est que tous les éléments d'une catastrophe étaient réunis et expliqués. Il a été présenté au constructeur AIRBUS sans entrainer une réaction vive des autorités de régulation.
Dès réception de ce rapport, Air Caraïbes a décidé de changer sans délai ses sondes PITOT.
Aujourd'hui suivi par Air France, même si à ce jour la responsabilité de ces sondes dans la catastrophe n'est pas prouvée.

Mise à jour mardi 9 juin : AIRBUS DEMANDE DE NE PAS CHANGER LES SONDES PITOT...
Inutile de changer les sondes Pitot après la disparition du vol AF 447 : selon une information recueillie par Europe 1, c’est la consigne qu’a donnée mardi matin la direction de la sécurité d’Airbus à plusieurs compagnies aériennes. Un message qui prend à contre-pied la mesure prise par Air France qui a annoncé justement mardi à ses pilotes que tous les long-courriers A330/A340 seraient désormais équipés d'au moins deux nouvelles sondes Pitot sur trois. Lire la suite


Pour aller plus loin
Je vous recommande la lecture de cet article sur les fameux messages envoyés par l'avion d'Air France la nuit du drame.

Les quatre dernières minutes du vol AF447

23 h: le commandant du vol AF 447 envoie manuellement un message informant que l'avion traverse une zone de fortes turbulences au-dessus des «cumulus nimbus», nuages noirs très chargés. Jusque-là, pourtant, tout va bien.

23h10, première alerte: «Autopilot disengaged». Le pilote automatique, qui normalement devait être en charge de cette phase du vol, est déconnecté. Même heure, autre alerte: l'appareil vole en régime dit d'«Alternative Law», un système auxiliaire qui se déclenche automatiquement suite à une panne électrique.

23h12: deux autres dispositifs fondamentaux tombent en panne. Le premier, appelé Air Data Inertial Reference Unit, contrôle et indique aux pilotes, sur les moniteurs, des données comme l'altitude et la direction de l'avion. Le second, appelé Integrated Standby Instruments System, est un écran auxiliaire qui indique des données comme la vitesse verticale et l'altitude.

23h13: panne d'un système lié à l'ordinateur principal (Prim 1) et du système auxiliaire (Sec 1), responsable des spoilers (partie mobile des ailes utilisée dans l'atterrissage). L'A330 est équipé de dispositifs de secours pour ce genre de situation mais ceux-ci n'ont apparemment pas fonctionné.

23h14: «Cabin Vertical Speed». C'est la dernière alerte. Selon des pilotes cités par le journal, celle-ci signifie que de l'air extérieur est entré dans la cabine, ce qui peut indiquer une dépressurisation voire que l'avion était déjà en train de tomber.

source Libération.fr
http://www.liberation.fr/monde/0101571113-l-af-447-ne-volait-pas-a-l-altitude-prevue

La disparition du vol Rio-Paris, hypothèses

Ici aux Antilles, l'annonce d'une catastrophe aérienne ne passe pas inaperçue. On a tous en mémoire les réveils difficiles et l'émotion qui ont rythmé la tragique histoire du crash de 16 aout.
Comme à chaque fois des puissants leviers d'information se mettent en place pour compliquer la recherche de la vérité. D'un côté les "paranoïaques" qui voient un complot pour masquer la vérité, et de l'autre les "officiels" qui donnent du temps au temps. Et qui laissent passer l'orage.
Orage.
Le vol 447 Rio-Paris qui a brutalement disparu des écrans radars cette nuit repose toutefois le problème délicat des avions entièrement à commandes électriques. Ce type d'avion n'a plus de cables et autres liaisons directes entre le manche du pilote et les gouvernes. Comme dans les jeux électroniques le pilote dispose d'un joystick qui discute avec une batterie de calculateurs. Tous ces systèmes sont triplés, des générateurs de secours sont doublés, tout est fait pour éviter une panne générale.
Cette panne brutale de tous les ordinateurs est quasiment impossible. Il faudrait un puissant champ électro-magnétique capable de forcer les blindages des réseaux électriques de l'avion.
Dans le monde c'est AIRBUS qui a imposé ce type d'appareils, BOEING a toujours été frileux quant à ce "tout-électrique".
Or, selon les annonces officielles l'AIRBUS A330 a été foudroyé.
En aéronautique moderne les avions sont régulièrement foudroyés. Mais il sont rarement mis en danger par la foudre. Or l'avion d'AIR FRANCE n'a pas donné de message d'alerte, les pilotes n'ont pas eu le temps de réagir. C'est très brutal. Aussi brutal qu'une bombe. Suite à cet orage l'A330 aurait donc perdu tous ses moyens électriques (dont la radio), tous ses générateurs de secours (qui fonctionnent avec le vent !)...
Si cette curieuse hypothèse d'orage se confirme, AIRBUS devrait remettre en question ces choix technologiques. Si un simple orage peut foudroyer un avion aussi fiable qu'un A330.
Les hypothèses sont nombreuses : l'avion a pu être "détruit" par les vents exceptionnellement violents dans les cumulo-nimbus des orages de la ZIC. Les vents dans ces nuages sont croisés (ils montent et descendent simultanément).

Alors que rien n'est sûr, les journalistes français commencent à spéculer sur la présence de "trois marocains" à bord, d'un air entendu. L'hypothèse d'un attentat reste en suspens autour de cette tragédie. Et comme à chaque fois on cherche "l'étranger".
En tous cas nous présentons toutes nos condoléances aux familles. Nous leur souhaitons du courage pour faire jaillir la vérité. Quelle qu'elle soit.
Il faut souligner que jusqu'à maintenant le drame de la West Caribbean est toujours "en instruction" et les procédures sont en cours... Le crash a eu lieu en 2005.

Vidéo Spotter Tour de Contrôle du Lamentin


Vidéo de l'activité de l'aéroport du Lamentin (Martinique).

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